Du texte à l 'image

La modification semble être telle une production littéraire qui ne diffère point des autres, qui écrivent à la lumière des même propos et structures que Emile Henriot les a attribué le terme Le nouveau roman.
Selon Barthes le lien qu’entretient le texte avec l’image est sous deux aspects l’un structurel et l’autre historique, dans cette perspective Butor a introduit des toiles de Pannini et de Michel Ange.
A la deuxième personne du pluriel, au présent de l’indicatif, Michel Butor échappe à la norme et interpelle explicitement son lecteur qui se trouve impliquer dans l’intrigue, s’identifie au protagoniste et revêt par la suite le rôle d’un lecteur dynamique. La modification s’avère une production littéraire mettant en relief les paradoxes de l’existence humaine de part en part les époques qui ont jalonné l’histoire. Par le truchement d’une inestimable exploitation de divers apports cognitifs, Michel Butor est parvenu à relater une intrigue dont les péripéties sont puisées de diverses lectures artistiques et esthétiques. Tel un réceptacle où l’inspiration, échappatoire et le retour vers la conscience sont présents, Butor entretien une relation étroite avec la lecture, lecture des œuvres d’art antique classique, baroque entre autres, la lecture telle qu’elle est mentionné dans l’œuvre, chacun des voyageurs montre son identité à travers le livre qui a entre les mains l’anglais qui cherche dans la poche de son veston le Manchester Guardian page (47) , dans cette optique, selon Butor le livre est un talisman , une vision subjective. Tout au long de ses séjours à Rome, ses visites au musée du Louvre à Paris Léon Delmont se fascine par les toiles qui jouent le double rôle jalonner les murailles, éclaircir la conception de Léon : les tableaux de Pannini vus à Louvre révèle au narrateur que Rome se divise en une Rome antique, une chrétienne et une autre moderne page (65).
Qu’attendez vous ? (...) je suis venu pour vous menez sur l’autre rive (…), passé sous la porte majeure est vous êtes entré à Rome page (220). Charon soutient Delmont afin qu’il puisse embrasser l’autre rive, a dire vrai Charon ne soutient que l’autre facette morte léthargique de la personnalité de Delmont.
Léon Delmont dont le voyage de Paris à Rome est son but en vue de pouvoir rejoindre Cécile sa concubine et satisfaire l’émerveillement pour Rome et Cécile qu’il cherche constamment auprès d’Henriette son épouse. Un voyage via le train passant par un tunnel en la présence de maints personnages dans le wagon, le compartiment. Ce voyage n’est guère une allée et venue bornée par les lisière chronologiques ainsi que géographiques mais un voyage initiatique dont les protagonistes sont inspirés de ceux de L’Enéide de Virgile précisément du sixième chant à savoir La descente aux enfers. Après que Delmont a cédé au sommeil qu’il a conduit à un rêve brumeux, le narrateur a revêtu le rôle de l’auteur lequel auteur a introduit les prémices du rêve qui est la descente aux enfers par la troisième personne du singulier : S’il sent alors une fumée page (214) afin de distinguer la personne du rêve à celle de la réalité. A l’instar d’Enée Délmont descend aux enfers (passage de tunnel) afin qu’il découvre ses origines et religieuses et culturelles page (215), attendu qu’il est aussi amorphe que moins héroïque bref, un anti héro
Un héro onirique que la quête de soi, de la prise de conscience est un but primordial à atteindre, bien entendu après avoir barboté dans maints situations et états d’âme.
Les références mythologiques, les bribes d’art ayant instauré un patrimoine de civilisation mondiale représentent à la merci de Butor une échappatoire, un refuge à partir desquel l’être humain parvient à déceler la réalité, ce qui l’exaspère. Butor a recouru à l’Enéide en vue d’avoir une issue à Delmont ainsi qu’à diverse toile :